La naturopathie vitaliste est définie par certains grands principes sans lesquels il ne s’agit plus de naturopathie véritable. C’est Pierre Valentin MARCHESSEAU qui en a effectué la synthèse. Cette hygiène vitale, ou encore hygiène des profondeurs, s’adresse indéfiniment au bien portant comme au malade. Toutes les personnes quel que soit leur état relèvent de la même méthode. Elle s’intéresse aux causes véritables de la maladie (si maladie il y a), et pour un bien portant apporte les clés pour vivre en harmonie avec les lois biologiques qui régissent l’être humain.
Le naturopathe n’établit ni diagnostic (ça tombe bien, en France c’est de tout façon interdit pour un non médecin 😉) et ne donne pas de remède spécifique à une pathologie. Il s’intéresse aux causes véritables de l’état de la personne et n’est pas dans une logique de répression des symptômes. Ceux-ci ne sont que l’expression locale d’une problématique plus générale comme nous allons le voir.
Unité morbide, unité des moyens
En naturopathie, ces deux notions sont très importantes.
Premièrement, l’unité morbide. On considère que la maladie est une et une seule. Sa cause essentielle est une saturation des liquides de l’organisme (les humeurs), en déchets (pour en savoir plus suivez ce lien). La notion de terrain, dont vous avez sûrement déjà entendu parler, regroupe ainsi tous les liquides du corps (allez petite révision : le sang, la lymphe, les sérums extracellulaires et les sérums intracellulaires, soit en tout 80 % du poids du corps quand même !), le système nerveux et le système endocrinien (les glandes). Quand le terrain est encrassé, il l’est de façon générale car les liquides circulent dans tout le corps. C’est donc ce cela l’unité morbide, le mal (morbide, donc ici l’encrassement) est partout (unité).
Cette unité morbide entraîne en conséquence l’unité des moyens. La prévention et le « traitement » relèvent des mêmes moyens. Il n’y a pas de différence dans les techniques qui permettent de prévenir et les techniques qui permettent de retrouver un état d’équilibre. Ce sont toujours les mêmes outils utilisés, la même approche, seules l’intensité et l’adaptation des réformes naturopathiques varient en fonction de la nature de l’encrassement, sa localisation, le tempérament et la vitalité de l’individu. La naturopathie n’est donc pas une thérapie, mais plutôt une hygiène globale.
Les grands principes
Le vitalisme
C’est la philosophie sur laquelle repose la naturopathie (tout comme l’allopathie de la médecine repose sur le matérialisme). Alors c’est quoi au juste le vitalisme ? C’est une croyance selon laquelle la vie n’émane pas de la matière mais existe en dehors d’elle. Il existe une énergie, qui se surajoute la matière et l’anime.
Quand je dis que le vitalisme est une croyance, ce n’est bien-sûr pas péjoratif. Je pourrais dire la même chose du matérialisme. C’est une croyance car sauf erreur de ma part personne n’a jamais non plus démontré que le matérialisme est la vérité ultime et qu’aucune autre conception n’est valable. D’ailleurs, si on met dans une éprouvette tous les constituants chimiques d’un être humain, je doute qu’un mini humain ne se forme, c’est donc bien qu’il y a une intelligence de vie qui régit tout cela, qui met tout en ordre et fait que cela vit.
Le vitalisme est difficilement prouvable scientifiquement, mais des indices existent. Par exemple, des expériences menées auprès de yogi qui affirment pouvoir ne pas s’alimenter sur des durées très longues (plusieurs mois voire années) ont déjà été tentées et… effectivement ils ne mangeaient pas et conservaient leur énergie. Comment l’expliquer s’il n’y aucune autre énergie qui vient les alimenter ?
Ainsi, nous partons du principe en vitalisme qu’une énergie se surajoute à la matière et l’anime. Elle maintient également le fonctionnement de l’organisme et fait en sorte que celui-ci puisse croître, se reproduire, et se réparer. On appelle cette énergie l’énergie vitale. C’est grâce à elle que l’autoguérison du corps existe, tout comme les autres caractéristiques du vivant : naître, mourir, se reproduir, croître.
La façon dont on traite (ou maltraite) le corps détermine la façon dont la vie peut se manifester à travers celui-ci , et par conséquent la façon dont il peut s’autoréparer ou pas.
Le vitalisme implique quelques règles essentielles :
– Toutes les dimensions de l’homme sont à prendre en compte. Comme on a dit qu’en dehors de la matière il y a quand même de la vie, il faut prendre en compte tous les aspects de l’homme. On parle de 4 corps.
Le corps physique tout d’abord, le plus évident, celui qu’on peut toucher, qui naît et qui meurt.
Le corps vital ensuite, qui est celui qui est en quelque sorte le relais entre l’énergie vitale universelle, et le corps physique. Un corps vital au top vous fournira beaucoup d’énergie au quotidien.
Le 3ème corps est le corps mental, en lien avec notre psychée. On distingue le bas mental, qui est plus en lien avec nos peurs, nos croyances, notre égo, nos jugements, etc. C’est l’intellect bas de plafond 😆. Le haut mental, lui, nous apporte ouverture d’esprit, réflexion profonde, lucidité, clairvoyance, en lien avec l’amour et le dernier corps, le corps spirituel (donc pour accéder au spirituel, travaillons avec notre haut mental ! :)).
Le corps spirituel, en lien avec notre côté divin, pénètre notre corps quand on a pris soin de l’état de nos 3 autres corps. C’est celui qui survit à notre corps physique lors de notre mort. Désintéressement, amour inconditionnel, sont les meilleurs termes selon moi pour qualifier le corps spirituel.
– L’homme est adapté à un milieu spécifique (je vous le donne dans le mille, c’est pas au Pôle Nord). La vie dans ce milieu spécifique lui permet de s’épanouir et d’être en santé optimale. Ce sont les milieux proches des tropiques, ensoleillés sans être trop chaud ni trop secs, dans lesquels nous pourrions vivre à l’année nus comme des vers la bouche ouverte sous un manguier 😁. Une vie pas stressante, non laborieuse, sans pollution.
– La cause des maux de l’être humain, c’est l’inadéquation entre son mode de vie et les lois naturelles qui le régissent.
– Il faut savoir entretenir et apprendre à solliciter l’autoguérion. Elle est optimale dans certains conditions et entravée dans d’autres (la vie stressante enfermé par exemple). On peut également stimuler le corps de façon naturelle pour que l’autoguérison soit facilitée.
– Pour être en santé, on s’attache a améliorer 4 hygiènes : l’hygiène alimentaire (la qualité de ce qu’il y a dans l’assiette), l’hygiène musculaire (faire de l’exercice, se tonifier, et pas n’importe comment sinon ce n’est plus de l’hygiène vitale), l’hygiène émonctorielle (un corps en santé doit transpirer facilement, uriner jaune le matin, et produire autant de selles qu’il y a de repas). Enfin, l’hygiène mentale, car la qualité de nos pensées et notre faculté à vivre de façon non stressée ont des impacts énormes sur notre santé.
L’humorisme
C’est la science sur laquelle repose le vitalisme. Elle s’intéresse à la qualité des liquides qui constituent le corps, tels qu’on les a définis précédemment. L’inadéquation entre le mode de vie d’une personne et sa biologie entraîne un encrassement des liquides qui entraîne les maladies. Une mauvaise qualité des aliments (inadaptés à l’homme), de mauvaises combinaisons alimentaires qui compliquent la digestion (se fait mal), leur dénaturation, transformation, expliquent la majorité de l’encrassement. On ajoute à cela une vie fatiguante, stressante, dénuée de sens pour certaines personnes parfois : cela entraîne une fatigue de l’organisme, une altération de la digestion, de l’élimination, et au final de l’autoréparation.
Comme bien souvent, l’humain moderne manque d’exercice physique, les liquides ne circulent pas assez, entraîant des stagnations dans certaines parties du corps.
– Le sang (plus précisément le retour veineux) a besoin d’être pompé par le diaphragme, dont le rôle dans la circulation sanguine n’est pas le plus évident mais est poutant crucial.
– La lymphe et les différents sérums n’ont pas de pompe pour les faire circuler, donc c’est le mouvement qui favorise leur circulation.
– La stagnation des liquides entraîne le dépôt de certains déchets à certains endroits du corps, une sous oxygénation des cellules, une mauvaise nutrition et une mauvaise élimination.
Les liquides transportent en effet à la fois les nutriments mais aussi les déchets, qui doivent être éliminés. Si la quantité des déchets augmente sans qu’ils ne soient évacués dans les mêmes proportions, l’encrassement s’installe. En plus, la mauvaise qualité des liquides entraîne une mauvaise nutrition, puisque les nutriments atteindront moins facilement l’ensemble des cellules du corps. C’est le double effet kiss cool. 😁
En résumé, la naturopathie veille donc avant tout à favoriser l’élimination des déchets puisque l’installation des maladies se fait dans un corps encrassé. C’est simple quand même non ?
En resume :
Si vous voulez retenir l’essentiel, gardez en tête les points suivants :
1) La vie existe en dehors de la matière et l’anime, c’est le vitalisme
2) La maladie est une et une seule : c’est la saturation des liquides internes en déchets
3) C’est l’inadéquation entre le mode de vie de l’homme et les lois biologiques qui le régissent qui est la cause des maux de celui-ci
4) La naturopathie vie à favoriser l’autoguérison, conditionnée par une bonne énergie vitale et l’élimination des déchets, pour que le corps retrouve son état d’équilibre et de santé.



Bravo Jonathan c’est très chouette 🙂
Merci Aline 🙂